Article traduit en francais plus bas

Second of November, we finally set sails towards the Canaries, and after eight days waiting, the joy to get back at sea and to leave the continental Europe to carry on my dream is as important as the tears that I leave behind following people I have met. The contrast is present in me.

The strait of Gibraltar turns to not be an easy task, facing the tide. We start watches of 3 hours to be able to get more rest and the crossing is finally quiet and we just have to watch out the cargo ships while crossing their paths where you feel pleased when their lights turn from red to green, meaning that you were on their starboard and you are now on their portboard. It basically means that you have been quick enough and are now safe without any risks to get under those massive floating cities.

The rest is only contemplation between the sea and the sun dancing during the days and that leave space for the stars to give you company while you are doing your night watches. This is our television, our distraction, and we are happy the way it is.

Life onboard is taking form between the watches, cooking and eating and any other task such as cleaning the dishes. We are setting up as a team and the sea life is taking me. Feeling of happiness and kindness that is washed away by the strong and cold wind coming from the North that come straight to my face while I am contemplating the sunset alone on the deck. But as often, the reality of the moment is not the reality of the next day and we are being a bit challenged during the night to keep going. We finally decide, on the request of Constance (the other boat with whom we travel), to stop in Morocco for them to rest.

Morocco, fourth country of this world tour, and also first stamp in my passport. We stopped in Safi, small fishing town between Casablanca and Agadir and discovered the true Morocco. Here there are no tourist, no marina. Our boat is attached to a fishing one in the port and we have now two days to enjoy the beauty of this city with its Medina, and other marks left by the successive occupation Portugal, Spain and France). People are resourceful, and going on a motorcycle with 3 containers of 20 liters of gasoil, including one on each of my legs and one between my driver’s legs, is never a problem.

My favorite hobby is to look at the fisherman and their boat. They do not know pressure and I am amazed to see the boats leaving the port with 45 people on it. Their kindness and eager to exchange is a pleasure for the traveler and you end up going with them to take a bit of their delicious tea that seems to make life easier around here.

We finally leave Safi after 48 hours over there and set cap towards Agadir, as the window is closed to get to the Canaries. Our distraction continues and we have the luxury to enjoy a night with a clear sky. Imagine this, you are alone on the deck, you have phosphorescent plankton under your feet and flying stars above yours eyes. What a gift!

After less than 48 hours, we finally arrive in Agadir where we will wait for an opportunity to get to the Canaries

Day 28, 24 drivers, 2439 km, 1 boat, 600 nautical miles.

“Travel the world on the cheap”

Un bateau qui mène au pays des rêves

2 Novembre, nous hissons finalement les voiles pour faire route en direction des Canaries, après avoir attendu huit jours sur le rocher. La joie et l’excitation de reprendre la mer et de quitter le continent européen pour poursuivre mon rêve est aussi important que les larmes que je laisse derrière moi suite aux rencontres faites sur ce morceaux de roche. Le contraste est bel et bien présent.

Le Detroit de Gibraltar s’avère ne pas être si facile, faisant face aux courants. Nous mettons en place des quarts de trois heures pour faciliter le temps de récupération de chacun et la traversée se fait finalement sans encombre et nous devons simplement faire attention aux cargos qui empruntent le couloir à qui nous devons couper le chemin pour se rapprocher du Maroc. Le sentiment de soulagement est lui bel et bien présent lorsque le feu de position rouge laisse place au vert, signifiant que nous étions a leurs bâbords et que nous venons de passer a leurs tribords. En d’autres termes, nous avons été assez rapides et sommes maintenant en sécurité sans courir le risque de se retrouver sur le cap de ces énormes villes flottantes.

Le reste n’est que contemplation entre la mer et la danse du soleil durant la journée, et qui laisse ensuite place aux étoiles qui vous tiennent compagnie lors de vos quarts de nuit. Ceci est notre télévision, notre divertissement, et nous en sommes heureux ainsi.

La vie à bord prend forme entre les quarts, les manœuvres, la cuisine et les autres taches telles que la vaisselle. Nous nous développons comme une équipe et la vie en mer est en train de me prendre. Le sentiment de bonheur et de tendresse contraste avec le vent fort et froid venu du nord qui vient me caresser le visage alors que je contemple seul le coucher du soleil dans le cockpit. Mais comme bien souvent, la réalité du moment n’est pas la réalité du lendemain et nous sommes ballottés durant la nuit pour continuer à avancer. Nous décidons finalement, suite a la demande de Constance – voilier voisin avec qui nous faisons route depuis Gibraltar, de faire escale au Maroc afin de s’y reposer.

Le Maroc, quatrième pays de ce tour du monde, et également premier tampon sur mon passeport. Nous faisons escale à Safi, petite ville de pêche à mi chemin entre Casablanca et Agadir et avons la chance de découvrir le vrai Maroc. Ici, il n’y a pas de touristes, pas de marina. Sourire est amarré a un autre bateau de pêche et nous avons maintenant un peu moins de 48 heures pour profiter de la beauté de cette ville avec sa Medina, et autres vestiges laisses successivement par les Portugais, Espagnols et Français. La population est pleine de ressource, et se réapprovisionner en gasoil a l’aide d’une mobylette avec trois bidons de 20 litres de gasoil, incluant un pose sur ma jambe droite, un sur ma jambe gauche et le troisième entre les jambes de mon pilote, ne semble pas être un problème.

Mon passe-temps favori se résume à regarder les pécheurs rentrer et sortir du port. Ils ne connaissent pas la pression et je suis impressionne de les voir quitter le port en étant près de 45 sur leur rafiot. Leur gentillesse et leur faim d’échange est un plaisir pour le voyageur et vous vous retrouvez bien souvent invite à prendre un peu de leur délicieux the qui semble rendre la vie bien plus facile dans ces contrées.

Nous quittons finalement Safi et prenons la direction d’Agadir, car la fenêtre pour les Canaries s’est maintenant refermée. Notre divertissement continu et nous avons le privilège de profiter d’une nuit claire, sans nuage à l’horizon. Imaginez ceci : vous êtes seul dans le cockpit, vous avez du plancton fluorescent sous vos pieds et une pluie d’étoiles filantes au dessus de votre tête. Quel cadeau !

Apres moins de 48 heures, nous arrivons finalement à Agadir ou nous attendrons qu’une fenêtre s’ouvre pour rallier les Canaries.

Jour 28, 24 conducteurs, 2439 km, 1 voilier, 600 miles nautiques.

“Travel the world on the cheap”

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